En marge du sommet économique Chine-Afrique des Chefs d’Etat a eu lieu la

réunion de l’épouse du Président Chinois et des Premières Dames des Etats
africains membres du forum sino- africain (FCSA), sous le thème Chine-Afrique
pour la prévention et le contrôle du VIH/Sida. Cette rencontre s’est tenue le 4
septembre 2018 à la Résidence d’Etat du Diaoyutai ; elle a été présidée par
l’épouse du Président chinois, Mme Peng Liyuan et a connu la participation
d’une quarantaine de Premières Dames dont Mme Djènè Condé et des
dirigeants des organisations internationales telles l’OMS et l’ONUSIDA Le thème
pour cette année était " La Chine et l’Afrique : la main dans la main pour un
avenir sans sida".
Pendant que leurs époux se réunissaient sur la coopération entre la chine et le
continent africain, les Première Dames pour leur part se penchaient sur la
problématique du VIH/SIDA ; un fléau qui par ses ravages est un des freins au
développement du continent par la mort de dizaines de millions de personnes.
Après les allocutions du Président du comité d’organisation du Forum, de la
Présidente de l’OPDAS, de la Première Dame de Chine, du Directeur Général
de l’OMS et de Mr le Directeur de l’ONUSIDA des échanges ont eu lieu et une
déclaration commune a été rédigée (Voir Déclaration des Premières Dames)
Dans celle-ci elles ont déploré que le cas d’infection à VIH chez les filles et les
jeunes de 15 à 24 ans représentent des proportions relatives élevées : 59% des
nouvelles infections chez les jeunes dans le monde et surtout 67% de cas déclarés
sont en Afrique subsaharienne,
Mme Djènè Condé, Première Dame de la République de Guinée et Présidente
Fondatrice de la PROSMI, s’est montrée très engagée afin que la Guinée soit au
rendez-vous de 2030 parmi les pays sans Sida

FORUM DES PREMIERES DAMES DE CHINE ET D’AFRIQUE DE LUTTE CONTRE LE VIH /SIDA
BEIJING 2018

Déclaration commune des Premières Dames

Au terme des différentes interventions suivies de débats, une déclaration commune
a sanctionné la fin de leurs travaux.
Dans cette déclaration, les Premières Dames de Chine et d’Afrique conscientes que
selon les estimations de l’ONUSIDA en 2017, les cas d’infection à VIH chez les
filles et les jeunes de 15 à 24 ans représentent des proportions relatives élevées :
59% des nouvelles infections chez les jeunes dans le monde et 67% de cas
déclarés sont en Afrique subsaharienne, et faute de plan spécial pour répondre aux
besoins spécifiques et à la vulnérabilité des filles et des jeunes femmes, des millions
de filles et de femmes resteraient plongées dans le cercle de la pauvreté et des
inégalités ;
Réalisant le problème de la co-infection entre le VIH et la tuberculose et que la
tuberculose est la principale cause du décès chez les personnes atteintes du Sida ;
Conscientes des difficultés que rencontrent de nombreux jeunes pour bénéficier
des soins de santé et de soutien social, de la faible couverture des services de
conseil et de dépistage du VIH chez ces jeunes de 10 à 24 ans et en particulier des
difficultés d’accès aux services et informations en matière de santé reproductive ;
Conscientes que 20% des femmes dans le monde dont 48% en Afrique n’ont pas
accès aux services de dépistage du VIH et aux traitements antirétroviraux pour
l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et de fournir de l’aide
aux enfants atteints du sida ;
Réaffirmons d’avantage qu’au cours de la mise en œuvre de la couverture
universelle, le plaidoyer pour un système de soins de santé primaire plus solide et
centré sur l’individu est un facteur nécessaire pour parvenir à l’élimination du Sida ;
Conscientes de ce que pour mettre fin à la propagation du VIH chez les
adolescents et les jeunes, des stratégies de sensibilisation, de prévention de prise en
charge et de contrôle adaptées doivent impérativement être prises, en tenant
compte des couches d’âge, des valeurs culturelles et de la localisation géographiques
des populations ciblées ;

Compte tenu de l’urgence nécessité d’accroître les soutiens financiers en faveur des
stratégies ayant prouvé leur efficacité, telles que la lutte contre la stigmatisation, la
mise sous traitement des dépistés, l’accompagnement social et psychologique, avec
le concours des Gouvernements, des Organisations de la Société Civile, des
Organisations Internationales, des Universités et des centres de recherche, des
associations, des secteurs privés et de la participation des jeunes ;
Considérant la nécessité de lancer une «campagne de sensibilisation des jeunes» et
d’intensifier la campagne «Naître Libre pour Briller» (Free to shine) lancée par
les Premières Dames membres de l’OPDAS et la Commission de l’Union Africaine
en janvier 2018 et dont l’objectif est de renforcer effectivement la prévention de la
transmission du VIH/Sida et de promouvoir un mode de vie sain pour les jeunes
afin qu’ils vivent loin du Sida et enfin de faire des bénéficiaires, les acteurs et
leaders dans la lutte contre ce fléau ; Demandons aux partenaires techniques de
soutenir la campagne « Naître Libre pour Briller,»
Encourageons les Etats à associer les soins de santé et les autres services sociaux
destinés aux jeunes pour répondre à leurs besoins et leur fournir des services de
santé adaptés et construire des centres de service de santé social destinés aux ;
Nous nous engageons à continuer d’appeler et de nous investir pour atteindre
l’égalité des sexes, à favoriser l’autonomisation des filles et des jeunes femmes dans
le but d’éliminer toute forme de violence basée sur le genre et travailler pour
assurer l’accès de tous les jeunes aux services de santé reproductive exempts de
toute discrimination sexuelle ;
Nous nous engageons à lancer des campagnes de sensibilisation pour la
prévention et le contrôle du VIH/Sida dans l’ensemble de nos pays avant le 1 er
Décembre 2018- La journée mondiale de lutte contre le Sida, notamment la
campagne «Naître Libre pour Biller» afin d’appeler nos pays respectifs et la
communauté internationale à prêter une plus grande attention à l’infection VIH
chez les adolescents, les jeunes et la transmission de la mère à l’enfant ;
Nous nous engageons à coopérer activement, à attirer plus de donateurs, à
mobiliser des ressources et à explorer les possibilités d’organiser des campagnes
conjointes sino-africaines pour prévention du VIH/Sida ;
Nous nous engageons à poursuivre les plaidoyers auprès de nos gouvernements
et des partenaires non gouvernementaux afin de mobiliser les ressources
nécessaires pour un meilleur accès des femmes enceintes aux services de conseil et
de dépistage, ainsi qu’aux antirétroviraux pour l’élimination de la transmission du
VIH de la mère à l’enfant ;
Appelons à assurer l’accès de tous, des jeunes en particulier à la prévention, au
traitement, à l’accompagnement et au soutien liés au VIH/Sida afin d’atteindre
l’objectif de mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030, et nos gouvernements, les

organisations internationales, les entreprises à intensifier le soutien financier à la
prévention et du contrôle du sida ;
Réaffirmons la nécessité pour la Chine et l’Afrique d’ouvrer ensemble, à travers la
création des liens avec les experts de nos pays respectifs et la valorisation de leur
expertise, à l’avènement d’un avenir sans sida.